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Ex-patron du renseignement espagnol: «Le terrorisme est l’ennemi commun du Maroc et de l’Espagne»
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Ex-patron du renseignement espagnol: «Le terrorisme est l’ennemi commun du Maroc et de l’Espagne»

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Jorge Dezcallar, ex-directeur du Centre national de renseignement de l’Espagne, a récemment déclaré que «les relations avec le Maroc sont d’une importance vitale» et que «l’ennemi commun des deux pays demeure le terrorisme».

Dans une interview accordée au média espagnol El Cierre Digital, l’ex-patron du Centre national de renseignement (Centro national de inteligencia – CNI), Jorge Dezcallar, a précisé que les services secrets marocains ont toujours aidé leurs homologues espagnols, et ce, même dans les moments de crise politique entre les deux pays. «Les relations avec le Maroc sont d’une importance vitale. Le Maroc et l’Espagne ont le même ennemi, le terrorisme, et cela ne s’oublie pas», a-t-il souligné.

Pour Dezcallar, les relations maroco-espagnoles n’ont pas toujours été faciles, «car il y a des choses sur lesquelles nous ne serons jamais d’accord, comme Ceuta et Melilla, ce qui est logique». Néanmoins, l’ex-chef du contre-espionnage appelle à ne pas maintenir les situations instables. «De mon expérience à la tête du  CNI, je peux dire qu’ils nous ont toujours aidés et que les relations ont été bonnes», a-t-il fait remarquer.

Celui qui a dirigé le CNI de 2001 à 2004 a notamment donné l’exemple la crise de l’îlot Leila: «Alors que tout était devenu très tendu, les services secrets espagnols et ceux de Rabat sont restés en contact. C’est une erreur qu’il y ait maintenant deux voix différentes au sein de notre gouvernement», a-t-il déploré.

Pour rappel, depuis le 18 avril dernier, suite à l’entrée en catimini du chef du polisario, Brahim Ghali, en Espagne pour se faire soigner de la Covid-19, Rabat et Madrid sont engagés dans une crise diplomatique sans précédent. Depuis, le voisin du nord a envoyé des signaux, timides, indiquant sa volonté de rétablir ses relations avec un partenaire aussi stratégique et incontournable que le Maroc. Mais ces tentatives ont été souvent éclipsées par des faux pas graves, à l’image du récent soutien financier du gouvernement Canarien au polisario…

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La crise diplomatique se poursuit à ce jour, alors que de nombreuses voix ne cessent d’appeler à la réconciliation entre les deux pays. La balle est dans le camp de Madrid, qui doit clarifier sa position sur un dossier non-négociable pour le Maroc: le Sahara. Et pour cela, elle peut prendre exemple sur l’Allemagne, qui l’a bien compris.

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